There will never be another tonight
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camus
Ce qui est en gras est vrai. De 8 à 16 réponses c'est une légère obsession pour l'alimentation, au delà de 16 c'est les TCA les plus graves.



Il paraît que j'ai l'air mince, mais je suis grosse.
Je ne supporte pas de ne pas pouvoir faire du sport tous les jours.
Je m'inquiète à propos de mes menus.
Je suis déprimée quand je prends du poids (même quelques centaines de grammes).
Je préfère manger seule plutôt qu'en compagnie.
Je dispose d'une réserve cachée de nourriture.
Je ne supporte qu'on me dérange quand je mange.
Dès la première bouchée, je me sens grosse et j'ai l'impression d'avoir du ventre.
Il m'arrive d'engloutir de grandes quantités de nourriture sans pouvoir m'arrêter.
Il m'est arrivé de jeûner (récemment) pour perdre du poids.
J'aime faire la cuisine pour les autres, mais je mange rarement ce que je prépare.
J'ai un rituel précis pour manger : je coupe ma nourriture en tout petits morceaux, ou j'ai mes propres couverts, ou alors je me nourris d'une façon bien particulière.
Il ne m'arrive pas souvent d'être satisfaite de ce que je fais et de ce que je suis.
Je déprime facilement.
On m'adresse des remarques sur ma façon de m'alimenter et je n'aime pas ça.
Je m'aimerais mieux si j'étais plus mince.
Je suis très renseignée sur tout ce qui concerne la nutrition et l'alimentation.
J'ai peu d'amies et je ne me confie pas facilement à elles.
Je ne supporte pas que l'on me regarde manger.
Dès que je mange, j'angoisse à l'idée de ne pas pouvoir m'arrêter
Je prends des laxatifs ou me force à vomir pour éviter de prendre du poids.
Quand on me demande ce que j'ai mangé, je préfère mentir plutôt que de donner des détails.
J'évite de parler de ma peur de grossir parce que personne ne me comprend !
Je ne supporte pas qu'on me pousse à manger.
Dès que je mange, j'éprouve un sentiment de culpabilité.
Je n'arrive pas à finir ce que j'ai dans mon assiette ; je le jette ou le donne à mon chien sans être vue.
J'ai déjà été obligé(e) de m'absenter des cours en raison de ma façon de m'alimenter. (ben tiens, ce matin)
Je me sens tout-à-fait capable de voler de la nourriture, des laxatifs ou des médicaments de régime.
Quand je me déshabille, ma première pensée est "la peur des bourrelets".
Je me dis qu'il faut que je sois plus mince que mes amies.
Je recrache souvent ma nourriture au lieu de l'avaler.
Je ne veux pas côtoyer les personnes qui jugent ma façon de manger.
Il m'est arrivé de penser que je préférerais mourir plutôt que d'être grosse.

J'ai pas compté mais je pense que je dépasse les 16 bonnes réponses x). Mais bon les TCA c'est pas nouveau (ce qui est nouveau ce sont les crises d'hypoglycémie aux cours du matin).
9th-Mar-2009 11:15 pm - Nico mon pote
camus
Après deux ans, les journalistes français ont quand même commencé à se demander où était François Fillon. Et ils ne sont pas les seuls ! Alors que de nombreux membres du gouvernement (même Dati !) ont reçu des lettres de menaces, Fillon n'a pas eu ce plaisir... l'aurait-on oublié ?

Réponse de Mr Fillon à propos de sa quasi absence de déclarations devant les médias ... :
"La réponse à cette question est double. Parfois j'ai envie d'y aller, mais c'est trop tard... et souvent, c'est lui qui ne veut pas aussi..."

De la part d'un mec qui a brutalement retourné sa veste dès que Sarkozy a commencé à devenir important... passant d'engueulades dans les couloirs à une admiration sans faille... hum.

Pauvre Fillon, il veut faire mais Sarko ne lui laisse aucun dossier. Ah si ! Les négociations avec le LKP. Forcément, ça a été un vrai fiasco. Question de choix...
Je le plaindrais presque, il s'est attiré les foudres des potes à Chirac pour se faire reléguer au rang de chef de cabinet par Sarkozy... Enfin, c'est le risque quand on sacrifie ses opinions politiques à un avancement plus efficace.

Comme dirait l'autre, "Un ministre courageux, en politique, c'est vachement rare. Ben, on en a eu qu'un..."
1st-Mar-2009 11:47 am - Sympathique emploi du temps
camus
On nous avait dit que le second semestre c'était pire...


La semaine, je me lève à 6h pour prendre une douche, un grand café, et partir à la faculté. J'ai cours de huit heures à midi. Je reprends un café sur les coups de dix heures à la pause, et un autre à midi après avoir mangé.
Ensuite, il faut que j'apprenne les cinq ou dix pages qui ont été écrites le matin. Puis je lis un livre ou un rapport, c'est selon (Le Prince de Machiavel, l'Enfer de Matignon, le rapport balladur...), avec parfois un oral ou un examen à préparer (il y en a environ un par semaine).
En fin de journée, j'ai cours jusqu'à dix-huit heures ou vingt heures.

En rentrant chez moi, je trie et classe tout ce qui a été fait, relis une dernière fois lescours de la journée et ceux du lendemain (croyez-moi c'est long XD) avant de dormir, vers minuit ou parfois plus tard.


Le weekend, je me lève vers huit heures. Le samedi est pour le droit civil : cinq ou six commentaires à rédiger et une dizaine de pages à étudier pour préparer le TD de la semaine.
Le dimanche est réservé au droit constitutionnel : une dissertation à écrire et une vingtaine de pages à étudier.
Il faut aussi travailler sur les manuels qu'on n'a pas le temps d'étudier en semaine, faire des recherches, organiser ses révisions...


Il faut ajouter à ça les conférences, les cours ajoutés par tel ou tel professeur, les examens surprise annoncés la veille ou l'avant-veille, les chargés de TD qui nous gardent en cours régulièrement une demie-heure / une heure après la fin...

Je ne dis pas ça pour me plaindre (j'aime ce que je fais). Mais j'ai franchement l'impression que...
- Soit ma vie professionnelle sera comme ça aussi et je vais finir vieille célibataire avec mes trente-six chats à force de ne pas avoir le temps de rencontrer l'âme soeur...
- Soit ça se calmera et ce sera moins drôle, finalement.

(Sinon je deviens ministre et je travaillerais même la nuit, hahahaha 8D ! ...L'horreur.)
28th-Feb-2009 06:25 pm - Monsieur Gicquel...
camus
Je voulais trouver sa bibliographie, bah, raté mais j'ai trouvé autre chose.

Il joue au foot ! Lol ! Il est attaquant xD.
Mal foutu comme il est, qui l'eut cru.

En tout cas son père a cette tête là...



Moi j'aurais honte :P.
28th-Feb-2009 05:59 pm - Sarkozy "m'à tuer"
camus
Il est certain que nous avons un président de la République. C'est le job de Nicolas Sarkozy. Moi je suis chercheur au CNRS, spécialiste de philosophie ancienne, je lis, j'enseigne, j'écris. C'est mon job. Je ne suis pas pour la langue de bois, ni pour le politiquement correct ni d'ailleurs pour le politiquement incorrect.

Je n'ai jamais eu l'agrégation, pas plus que notre président n'a eu son diplôme de l'Institut d'études politiques. Je n'ai pas été mariée trois fois, mais je suis plutôt fière comme citoyenne d'avoir un président qui l'a été et qui a divorcé comme on respire. Et qu'il soit à présent marié avec une étrangère, française pourtant comme lui et comme moi, c'est bon signe. Qu'il aille au turbin tous les matins et prenne à bras-le-corps les problèmes, c'est bon signe.

Pourquoi ai-je alors la sensation que quelque chose de grave est en train de se passer ? Non pas la crise ; la crise est très grave, elle crée et créera du malheur. Mais je ne vais pas manifester contre la crise, contrairement à ce que l'on entend dire avec mise en scène compassionnelle pour cette masse qu'il ne faudrait pas laisser au bord du chemin.

Je vais manifester contre les réformes que Nicolas Sarkozy veut imposer à la faveur de la crise, exactement comme certaines entreprises procèdent à des dégraissages extrêmes sous couvert de crise.

Mon désarroi est enraciné dans une certaine expérience de la langue et de la culture qui n'a rien de rétrograde - qui n'est pas plus rétrograde que la culture elle-même contre laquelle il est arrivé qu'on sorte le revolver. Ce sentiment est lié à l'idée que j'ai de l'idée que le président a de la culture.

Avec cette différence entre lui et moi que lui peut imposer son idée et le fera, à moins qu'on ne l'en empêche en criant très fort. "Nous insistons sur le fait qu'un bon ministre ne se reconnaîtra pas à la progression de ses crédits, mais à ses résultats et à sa contribution à la réalisation du projet présidentiel", telle est la conclusion de toutes les lettres de mission, celle de Christine Albanel comme celle de Valérie Pécresse : à vos "indicateurs de résultats", en avant marche...

Quel est donc le projet présidentiel ? Il est exprimé par des discours et des actes, nombreux, très nombreux. D'ailleurs, chaque discours est une performance, qui agit autant qu'il exprime. Un premier acte, j'en reste durablement troublée, est la présence massive de fautes d'orthographe sur le site de la présidence de la République française.

Critique d'instit ("dans la transmission des valeurs (...), l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur", dira-t-il) ou, pis, de précieuse ridicule héritière de la grammaire ? L'orthographe française est d'autant plus difficile qu'on ne perçoit pas l'histoire de la langue : comme elle est apparemment arbitraire et tordue, on n'a même plus envie de la réformer, alors ignorons-la comme tout le monde, arrêtons d'embêter les enfants et de discriminer les demandeurs d'emploi !

Pourtant, Sarkozy m'a "tuer" : dans le discours prononcé devant les ouvriers de Daher tel qu'il figure sur le site de l'Elysée, je lis, entre autres, ces deux fautes qu'on ne tolère pas en classe parce qu'elles sont le signe que l'élève ne comprend pas le mécanisme de la langue : "Nous on fait confiance et vous adhérer à cette stratégie offensive", et "on apporte aux participations les participations qu'à la Caisse, les participations qu'à l'Etat". Le président ignore ou méprise la syntaxe, soit, mais il n'a pas pu "prononcer" ces fautes d'orthographe. Elles sont écrites cependant.

Quelqu'un a mal fait son boulot ? Un nègre qui n'aurait pas passé l'examen de langue exigé par l'identité nationale ? Ou l'indice que, sachez-le, on s'en fout. "Je" parle comme "eux", j'écris aussi mal qu'eux : ils croiront que je pense comme eux, ils penseront comme moi. Entre imitation et émotion, ça passe ou ça casse. Il s'agit de communiquer, pas de parler.

Tous les niveaux de discours sont confondus, nivelés au ras de la langue par le plus authentique, irrépressible et immédiat "Casse-toi pauv' con". "Faire président" ne garantit plus la fonction présidentielle de règle et de régulation, de cohérence et de cohésion. L'adresse du même discours est sidérante : "Chère Christine Lagarde, (...) monsieur le Sénateur, et tous ceux qui sont importants, bonjour".

De l'ironie, de la provocation, ou vraiment la volonté d'une nouvelle norme, hors langue, hors culture, hors civilité, au profit d'une efficacité supposée, avec pour indice le grand mépris ?

L'efficacité, parlons-en. Je suis pour, tout le monde est pour. Un peu de bon sens (lequel ?) indique qu'elle n'est pas la même dans tous les domaines et qu'on ne la mesure pas de la même manière. "Un chercheur français publie de 30 % à 50 % en moins qu'un chercheur britannique dans certains secteurs. Evidemment, si l'on ne veut pas voir cela, je vous remercie d'être venu, il y a de la lumière, c'est chauffé..." La contre-vérité n'est pas diminuée par le persiflage.

Si Nicolas Sarkozy ne le savait pas (quels mauvais conseillers !), il le sait à présent : les résultats sont faux et les indicateurs inadaptés.

Le CNRS est, chiffres à l'appui, au premier rang européen et au quatrième rang mondial. Dans les "mauvais" secteurs, en philosophie par exemple, le biais linguistique est évident : publions en anglais short and dirty des articles saucissonnés, et notre score va grimper aussitôt.

Mais, une fois pour toutes, en matière de culture et de recherche, la qualité n'est pas une propriété émergente de la quantité. Cette visibilité-là est même un si mauvais critère que les meilleurs Anglo-Saxons le dénoncent et y ont déjà renoncé.

Je pense qu'il pense que la culture ne sert à rien, sinon à l'export et à la visibilité. On la protège, avec l'exception française, comme une marchandise. La culture, c'est d'abord l'éducation. Evidemment, si "on naît pédophile", si "la part de l'inné est immense", l'éducation le cédera à la rétention de sûreté.

Qu'est-ce qui reste alors ? "L'autre jour, je m'amusais, on s'amuse comme on peut, à regarder le programme du concours d'attaché d'administration. Un sadique ou un imbécile, choisissez, avait mis dans le programme d'interroger les concurrents sur La Princesse de Clèves. Je ne sais pas si cela vous est souvent arrivé de demander à la guichetière ce qu'elle pensait de La Princesse de Clèves... Imaginez un peu le spectacle !"

Il y revient trois fois, heureux du coup de pied dans la fourmilière, de la désacralisation du beau et de l'oeuvre, d'une oeuvre énigmatique. Nous ne parlerons donc à la guichetière que de guichet, ou de choses qu'elle peut comprendre dans son sous-métier de sous-femme, selon une version plus banale de l'imbécillité ou du sadisme - c'est tout ce qu'elle a besoin de savoir.

Il ne reste plus alors à partager que l'émotion. "Ma petite maman chérie, mon tout petit frère adoré, mon petit papa aimé. Je vais mourir !" : "Ma première décision de président de la République sera de demander au futur ministre de l'éducation nationale que cette lettre soit lue en début d'année à tous les lycéens de France."

Avant de lui demander de mettre en oeuvre la "proposition éducative" faite au dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) : "Cette éducation doit être suffisamment précoce pour toucher aussi les coeurs. (...) C'est pourquoi j'ai demandé à Xavier Darcos de faire en sorte que, chaque année, à partir de la rentrée scolaire 2008, tous les enfants de CM2 se voient confier la mémoire d'un des 11 000 enfants français victimes de la Shoah."

Cet immédiat-là, si bien intentionné soit-il, est au sens strict un danger public. La culture selon Sarkozy a le choix entre les chiffres indicateurs de performance et l'émotion-glu.

Pas de culture, pas de construction d'un "nous" démocratique, sans respect. De même, la langue supporte toutes les inventions mais pas la maltraitance. "Chaque fois qu'Obama ouvre la bouche, ses sujets et ses verbes s'accordent" : c'est la meilleure manière, la seule respectueuse, de ne pas exclure Joe le Guichetier.


Barbara Cassin, philologue et philosophe, directrice de recherches au CNRS et du Centre Léon-Robin sur la pensée antique.
20th-Feb-2009 03:10 am - Ohlala
camus
Marc: Fuck man, je pense que je regarde trop de porn
Marc: J'ai lu "Défoncer un anus" au lieu de "dénoncer un abus" sur facebook


Je pense que je lis trop de fics, j'ai lu "défoncer un anus" dans les deux cas.


Sinon... Je viens de me faire larguer, c'est cool. Nuit blanche. J'ai pas travaillé de la journée, je suis en train de prendre encore du retard alors que je devais déjà en rattraper.

Enfin...

Il parait que je l'ai bien cherché de toutes façons. Que j'ai pas le droit d'être triste et tout. J'espère que demain ça ira bien.

Il me reste une longue nuit sans sommeil pour y penser.

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